Prix Guy Paiement : hommage à Marguerite Bélanger

Cet hommage à Marguerite Bélanger a été prononcé lors de la remise du prix Guy Paiement durant les journées sociales 2013 à Rimouski.

Connaissez-vous Marguerite Bélanger ? Oui pour quelques uns et non pour les autres… Au tout départ, il est bon de savoir qu’elle est unique …

Le contexte familial
Le jeune couple Joseph-Jean et Rosanna s’installe en 1935, sur un lot de colonisation, à Sainte-Irène de la Matapédia. Dès son arrivée, Joseph-Jean prend l’initiative de rénover l’école, l’église et de faire les démarches nécessaires pour obtenir l’ouverture d’un bureau de poste. Il est au premier rang pour fonder le syndicat de l’U.C.C. et est l’instigateur, en 1938, de la fondation d’une caisse populaire dont il en est reconnu président-fondateur

Marguerite est née en 1936. Elle est l’ainée d’une famille de 8 enfants. Héritière du charisme de son père, elle n’a pas peur de se lancer dans l’aventure pour aider sa généreuse maman . À chaque automne, le père quitte pour aller dans les chantiers afin d’arrondir les revenus.

Cette vie quelque peu rocambolesque demande d’être évaluée et invite à un changement. Ainsi en 1948, la famille quitte Sainte-Irène et s’installe à Val-Brillant lieu de naissance du papa et de la maman. Pour comprendre ce choix, les parents expliquent aux enfants:
« Nous avons été heureux à Sainte-Irène, nous avons bien vécu, mais l’occasion s’est présentée d’avoir mieux ». À Val-Brillant, la vie sera plus facile.

Le choix personnel de Marguerite
En 1954, Marguerite entre dans la communauté des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire. Sa vie est semblable à celle des autres religieuses : études, enseignements, tâches connexes, vie religieuse et professionnelle, vie communautaire et familiale… Cependant son questionnement ne fut pas moins grand et douloureux. À l’occasion, il s’est limité à « comment répondre à sa vocation » ici et maintenant.

En 1984, sœur Marguerite est nommée pour Hearst en Ontario. Sa première affectation « apprendre l’anglais » et celle-ci s’est concrétisée tout autrement « enseigner le français aux jeunes »
Après une absence de 8 ans, sœur Marguerite revient à Rimouski et accepte la responsabilité d’offrir des cours privés aux jeunes en difficulté. Pour Marguerite, cette nouvelle mission ne prend pas tout son temps. Le dossier demeure ouvert et les engagements se font de plus en intéressants. Ils répondent à son désir d’être là pour aider les gens dans le besoin.

En fidélité au charisme de son père, Marguerite porte dans son cœur le souci du bien-être des personnes en difficulté et s’implique comme « membre » ou comme « sympathisante auprès de certains organismes.

Elle manifeste un intérêt marqué pour les mouvements dont elle est membre :
• Regroupement contre l’Appauvrissement
• Action populaire Rimouski-Neigette
• Opération-Dignité
• Développement et paix
• La justice évangélique dite sociale
• Les Bourses de Jean-Marc Gendron
• Coalition Urgence rurale

Femme ouverte à l’actualité, sœur Marguerite sympathise à la mission particulière des activités connues dans le milieu :
• En tout Cas
• Aux 3 Mâts
• Centraide
• Le Transit
• CLSC Rimouski

Remerciement et félicitations
Merci chère Marguerite. Tu nous émerveilles pour ton intérêt et ta présence auprès des personnes qui désirent un tout petit « Clin d’œil » pour continuer la route.

Marguerite, fleur de la Vallée de la Matapédia, tu as eu l’opportunité de fleurir dans une famille exceptionnelle. Ton cheminement dans la communauté des Sœurs du Saint-Rosaire te permet de rendre vivantes les forces de ton charisme. Sois remerciée et félicitée.

Gisèle Guilbault, 25 mai 2013